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Evènement en marge de la 73ème Assemblée générale de l’ONU - Crypto- monnaies & Blockchains - Un nouvel élan pour le financement des ODD ?

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L’essor des technologies de registre distribué (DLT ) ces dernières années a conduit à l’émergence d’un véritable écosystème blockchain qui comprend plusieurs types d’acteurs proposant la fourniture de nouveaux services financiers. Parmi les plus célèbres, on note l’apparition en 2009 d’une innovation monétaire d’ampleur sous les traits du Bitcoin qui offre, via un réseau pair-à-pair et des protocoles cryptographiques, un système monétaire et de paiement décentralisé s’abstrayant des certifications fournies par les intermédiaires traditionnels (banques).

Dans son sillage et suivant ses caractéristiques open sources, une grande diversité de cryptomonnaies (altcoins), de plateformes d’échanges (comme Ethereum) et de jetons (tokens) ont commencé à émerger. Ces technologies, qui revêtent différentes formes dans leur usage, prennent désormais place à côté des systèmes traditionnels de paiement et de règlement hiérarchisés, qu’elles veulent concurrencer ou compléter. Les investisseurs, les gouvernements ou les communautés peuvent ainsi transférer des fonds ou d’autres actifs directement entre eux plus rapidement et à moindre coût, mais ils peuvent également vérifier une action ou un changement effectué par un autre investisseur et réaliser des levées de fonds (notamment via les Initial Coin Offerings – ou ICO).

Cependant, la montée en puissance de la technologie DLT soulève un certain nombre de questions, sur le plan juridique, fiscal et comptable notamment (du fait du manque flagrant de réglementation), mais également s’agissant de l’exposition aux risques de cybercriminalité et de son impact sur l’environnement (les besoins énergétiques nécessaire pour maintenir les chaînes de blocs sont considérables ). La qualité des infrastructures peut également poser problème car pour accéder aux données de la chaîne de blocs et les examiner, tous les utilisateurs doivent disposer d’un accès Internet fiable et de connaissances technologiques suffisantes. Enfin, la technologie DLT étant transparente et immuable, sa valeur repose sur la qualité des données qui la constituent ou les conditions fixées pour les contrats intelligents, deux éléments hautement politiques. La technologie blockchain pourrait ainsi renforcer une dynamique de pouvoir inégale entre les donateurs et les bénéficiaires.

Malgré ces risques, la communauté internationale et celle de l’écosystème blockchain envisage de plus en plus l’utilisation de cette technologie au service des ODD. Ainsi, les Nations unies ont récemment publié un document d’analyse intitulé « The future is decentralized, block chains, distributed ledgers, & the future of sustainable development » afin d’étudier l’impact de l’adoption de cette technologie sur l’efficacité de l’aide, les transferts des migrants et l’énergie notamment. De plus, un nombre croissant de startups et d’organisations non gouvernementales – telles que la Global Goals blockchain foundation, l’Impact Coin, le SDG Coin, Moeda , Gainforest , etc. – œuvrent à trouver des applications concrètes de cette technologie pour la réalisation des ODD.

Ainsi, il est légitime de se demander si – malgré l’impact environnemental de la technologie blockchain et son manque de régulation – la collecte de fonds via les émissions de cryptomonnaies ou ICO peut être intégrée à la boîte à outils financière utilisée pour soutenir les ODD, la protection de l’environnement et promouvoir l’impact social ?

Cette conférence-débat réunira des responsables politiques, des donateurs, des investisseurs et des innovateurs de l’écosystème de la blockchain pour explorer son effet potentiel sur l’appétit des bailleurs de fonds pour les investissements dans le développement durable. Cet événement sera également l’occasion de revenir sur l’émergence du phénomène des ICO, permettant à certains projets en dehors de tout cadre légal, de s’autofinancer via la levée de millions de dollars en quelques minutes, ce qui nous amènera à nous interroger sur leur possible utilisation pour financer les Objectifs du développement durable. L’événement sera enfin l’occasion d’étudier l’impact de ces nouvelles plateformes pour favoriser une meilleure allocation de l’aide publique au développement.

Cette conférence-débat permettra une meilleure compréhension des technologies blockchain et de leurs implications potentielles sur le développement. Elle sera d’une grande valeur pour tous les acteurs de l’investissement, y compris les décideurs, les chefs d’entreprise et la société civile. Elle permettra de fournir un aperçu des principaux développements dans ce domaine et de permettre un débat ouvert et inclusif sur l’avenir de la blockchain pour le développement durable.

Programme

Ouverture

  • Dr. Mariam Jashi, Présidente du Groupe pilote
  • M. Franz von Weizsäcker, Chef du GIZ Blockchain Lab

Panel

  • Modérateur : M. Franz von Weizsäcker, Chef du GIZ Blockchain Lab, GIZ
  • M. Peng Zuo, PDG de Gingkoo
  • Mme Elisabeth Fosseli Olsen, Chef de l’innovation humanitaire - Innovation Norway
  • Dr. Jon M. Truby, Directeur du Center for Law & Development – Université du Qatar

Clôture

  • M. Cyrille Pierre, Directeur du développement durable, Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères - France
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Note de concept - Crypto- monnaies & Blockchains - Un nouvel élan pour le financement des ODD ?

Le 1er octobre 2018

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