Lors de la deuxième session du Groupe de travail sur l’éducation et les financements innovants, tenue sous l’autorité de la présidence japonaise du Groupe pilote le 17 juin à UNESCO, à Paris, l’attention a été portée sur les différentes propositions concrètes qui pourraient permettre une mobilisation de ressources complémentaires de l’aide publique au développement en faveur du secteur de l’éducation. Parmi les différentes possibilités, cinq axes ont été explorés :
une taxe sportive, qui pourra être assise sur les transferts de joueurs de football dans quelques grands championnats, en Europe et dans d’autres régions dans lesquelles le football est le sport dominant, ou sur les droits de retransmission télévisés des plus grands événements de ce sport, notamment la Coupe de Monde de la FIFA ;
des mécanismes de contributions volontaires liés aux transferts d’argent des migrants. ;
les remises de dettes sectorielles. Les remises de dettes, tant bilatérales que multilatérales, constituent des réserves financières qui sont loin d’être négligeables. Elles peuvent être conditionnées au fléchage sur certains secteurs, notamment les secteurs sociaux.
la mobilisation de ressources domestiques. Le secteur de l’éducation se caractérise par un investissement familial important qui représente en moyenne 1% du PIB consacré au secteur et finance principalement les cours de tutorat privés et du matériel pédagogique. Au-delà, les ressources hébergées par des fonds de pensions pourraient être mobilisées en faveur de l’éducation ;
les partenariats publics-privés (PPP). Ces partenariats, qui se sont développés depuis une vingtaine d’années, peuvent être adaptés dans le secteur de l’éducation.
Il a par ailleurs été décidé que la troisième et dernière réunion se tiendra le 13 juillet à Paris, au Ministère des Affaires étrangères et européennes français.
Le 22 juin 2010
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