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Conferencia de Alto Nivel sobre el Desarrollo (París, 21 de octubre de 2011)

El taller sobre las financiaciones innovadoras, que Francia ha sido uno de los puntos clave de su presidencia del G-20, dijo que la definición de estos fondos que no sólo son nuevos, pero tienen la triple distinción de ser (i) estable y predecible, (ii) adicional a la AOD, (iii) en base a las actividades que se han beneficiado de la globalización.

Dejó un gran lugar en el impuesto a las transacciones financieras (ITF). Varias personas hablaron en esta ocasión : Sra. Sangare Niamoto Ba, Ministro de Industria, Inversión y Comercio Exterior de Malí Sr. Philippe Douste-Blazy, presidente de UNITAID Sr. Avinash Persaud, presidente de Intelligence Capital Ltd, y un experto en temas financieros internacionales, Sr. Lieven Denys, profesor de derecho fiscal europeo e internacional en la Facultad de Derecho de la Universidad Libre de Bruselas, Sr. David Hillman, presidente del sello red de ONG británica Out Poverty, M. Jean-Louis Bancel, Presidente de la Cooperativa de Crédito néré Beatrice, Coordinador de Programas de la Fundación Bill & Melinda Gates.

Durante el discurso inaugural, el Presidente de la República tiene mucho hincapié en la determinación de Francia para un desarrollo TTF :

Extractos del discurso : (fuente : http://www.elysee.fr/president/les-...)

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Monsieur le Président de la Banque Africaine de Développement,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations non gouvernementales,

Dans deux semaines, la France présidera le Sommet de Cannes, où les pays du G20 prendront des décisions cruciales après un an de travaux menés par la présidence française. Avant ce grand rendez-vous, j’ai voulu réaffirmer l’engagement de la France en faveur du développement.

Le développement était autrefois un domaine qui ne regardait que les vieilles puissances du G7. Ce temps-là est heureusement révolu, de même qu’est également révolue l’époque, pas si lointaine, où l’on pensait que l’économie européenne et les autres grandes économies du monde, celle des États-Unis, et de la Chine, étaient indépendantes les unes des autres. (...)

La France et l’Allemagne souhaitent une taxe sur les transactions financières. Elles le souhaitent, elles le demandent, elles l’exigent .La Commission européenne a repris le projet franco-allemand, ce qui montre que les choses progressent.

Qui pourrait contester qu’il est légitime de demander une contribution au secteur financier ? Ce secteur financier n’est-il pas le premier responsable de la crise de 2008 ? À ce titre, le secteur financier devrait et cela serait son honneur, être le premier contributeur à la refondation de l’économie mondiale et à son développement futur ? Cela serait son honneur de dire compte tenu de la façon dont-on s’est comporté, on va, grâce à la taxe, contribuer au rétablissement, mais cela serait également son intérêt. Parce que qui doute qu’une taxe qui permettra de financer les enjeux du développement contribuera à la croissance mondiale ? Donc à la fois pour des raisons morales, si ce mot a un sens, en tout cas pour ceux à qui je m’adresse, que pour des raisons d’efficacité et d’intérêt, tout le monde devrait être pour la taxe sur les transactions financières.

À l’heure où les États font des efforts remarquables pour redresser leurs finances publiques et bien difficiles, à l’heure où les citoyens doivent consentir eux aussi un grand nombre de sacrifices dans leur vie quotidienne, le secteur financier ne peut pas continuer sa marche, absolument indifférent au monde qui l’entoure, triomphant on se demande de quoi ? Insouciant et même insoucieux des désordres auxquels il a pris une part décisive.

Il ne s’agit pas naturellement de supprimer les activités financières. Qui pourrait proposer une position aussi stupide ? Il s’agit de les réguler, il s’agit de les encadrer, il s’agit de les responsabiliser. Il n’y a pas de liberté sans règle et cette espèce de loi de la jungle du secteur financier aboutit à la catastrophe. Dans son intérêt même, la régulation doit être un objectif.

Proposer une contribution sur les transactions financières internationales, ce n’est pas verser dans l’idéologie. Je n’accepte d’ailleurs pas ce reproche venant des idéologues eux-mêmes d’une société sans règle, sans contrainte, sans équilibre et sans régulation.

Ce n’est pas se rallier que de demander une taxe sur les transactions financières à la dernière idée fumeuse de la démondialisation, idée grotesque s’il en est, de ceux qui regrettent le temps où n’existaient dans le monde que la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne. Qu’il était beau ce temps où les Africains devaient se taire, où l’Amérique latine n’avait pas droit à la parole et où l’ensemble de l’Asie était condamné à la pauvreté ! C’est ce monde-là que l’on veut ? Le monde du XIXe siècle ? Dans le monde d’aujourd’hui, dans la mondialisation d’aujourd’hui, tous les continents ont la parole et encore heureux ! À moins que l’on considère qu’en fonction de la couleur de sa peau, on a plus le droit à la parole que les autres ? De ce point de vue, la mondialisation qui oblige les grandes puissances d’hier à partager le pouvoir avec les puissances d’aujourd’hui et celles de demain, c’est un progrès. Mais qu’est-ce que l’on souhaite ? Que les Indiens et les Chinois ne souhaitent pas le développement pour que la moitié de leur population meure de faim ? Quel est l’avenir que l’on propose à deux milliards d’Africains ? Mais d’ailleurs, quand on imagine ce spectacle étrange d’un petit bout de France refusant la mondialisation, cela va impressionner l’Indonésie ! On voit la Chine trembler sur ses bases ! Et on voit l’Afrique qui espère tant en nous, nous regarder avec désespoir en demandant quand nous allons nous réveiller.

Mais à l’inverse, la mondialisation doit être encadrée, la mondialisation doit être régulée, la mondialisation doit obéir à des règles, parmi ces règles, il va y avoir, il doit y avoir une taxe sur les transactions financières. Et que l’on ne vienne pas me dire que l’on est d’accord avec cet objectif à la condition que le monde entier s’en dote. Cela suffit l’hypocrisie, si l’on attend que le monde entier s’en dote, il y a fort à parier que vos petits-enfants assisteront dans cette même salle au même discours.

La question, c’est : qui osera dire que la légitimité d’une taxation sur les transactions financières est contestable ? Qui osera dire à son opinion publique : « nous ne voulons pas taxer les transactions financières, car les milieux financiers se sont tellement bien comportés que l’on doit les récompenser » ? Qui osera porter ce message ? Mon espérance, c’est qu’il existe une opinion publique internationale qui portera la colère et la révolte pour des discours de cette nature.

En tout cas pour la France, sa détermination est totale et ce que nous souhaitons, c’est qu’au minimum un groupe de pays leaders se dotent d’une taxation sur les transactions financières et je suis persuadé que dans les semaines et les mois à venir, les opinions publiques des pays qui ne se seront pas dotés de cette règle interrogeront avec beaucoup de violence leur gouvernement en disant : « pourquoi refusez-vous de faire ce geste ? ».

En preparación para la Cumbre del G-20 en Cannes, los expertos sugirieron en ese momento un proyecto de tratado de coordinar un conjunto de TTF introducidos por los países pioneros :

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Le 21 octobre 2011

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