Accueil du site

Forte mobilisation de la presse sur la Taxe sur les Transactions Financières

La Taxe sur les Transactions Financières (TTF) dans la presse /Synthèse (12.01.2012)

Depuis une semaine, de nombreux quotidiens ont exprimé un grand intérêt pour la taxe sur les transactions financières que le Groupe pilote a identifié avec succès comme l’un des financements innovants les plus prometteurs.

On a vu apparaître sur les unes de plusieurs grands journaux des débats concernant l’instauration de ce dispositif, à l’occasion notamment des rencontres de dirigeants européens au sujet de la résolution de la crise de la zone euro. Membre du Groupe pilote, la France a manifesté sa volonté d’instaurer ce mécanisme de financement innovant en faveur du développement le plus rapidement possible. L’Allemagne s’est aussi affirmée en faveur de cette idée tout comme la Commission européenne qui avait déjà confirmé son soutien en 2011. M. Barroso avait alors proposé d’instaurer un taux de 0,1% sur les titres et de 0,01% sur les produits financiers, frappant ainsi environ 85% des transactions financières. Ce nouvel impôt aurait vocation à voir le jour en 2014 et devrait rapporter jusqu’à 55 milliards d’euros par an. De leur côté, des experts de la Task force sur les Transactions financières ont rédigé un nouveau rapport proposant la mise en œuvre d’une telle taxe et apportant un réel éclairage sur sa mise en application.

L’Allemagne, membre actif, comme le Royaume-Uni, du Groupe pilote sur les financements innovants, souligne la nécessité d’instaurer cette taxe dans un cadre européen, ce que confirme le nouveau Président du Conseil italien, Mario Monti. Un processus de négociation est donc toujours en œuvre afin d’établir des solutions satisfaisantes pour toutes les parties. L’alternative considérée comme la plus intéressante serait une implantation de cette taxe sur les transactions financières dans le cadre de l’eurozone, projet qui bénéficie du soutien de l’Allemagne, de l’Espagne, de la France et de l’Italie. Toutefois, ces prises de positions ne font pour le moment pas consensus. Le débat est donc très actif à l’heure actuelle, aussi bien concernant les modalités de mise en œuvre que de l’allocation des fonds.

Les quotidiens britanniques soulignent les réserves du Premier Ministre David Cameron concernant l’instauration de cette taxe, alors que le Royaume-Uni en est déjà doté (le « stamp duty tax »). En outre, sensible aux enjeux économiques et financiers liés à ce mécanisme, la presse anglo-saxonne avance plusieurs chiffres concernant les impacts négatifs qu’elle pourrait produire. Ces inquiétudes du monde de la finance ne se limitent toutefois pas à la Grande-Bretagne mais trouvent des relais dans plusieurs États de l’Union Européenne.

Dans la continuité des avancées effectuées en 2011 lors des sommets du G8 et G20, les Financements innovants s’imposent dès ce début d’année comme une thématique centrale. La presse reflète ainsi une réelle prise de conscience de l’importance de ces outils dans la résolution des défis actuels.

Le Groupe pilote confirme son rôle actif de sensibilisation grâce à la publication de son nouveau traité en faveur d’une taxe internationale sur les transactions financières. Ce document a vocation d’expliquer les conditions d’instauration de ce dispositif et de permettre de mieux en comprendre les enjeux. En effet, cet instrument innovant permettrait à la fois d’accroître les fonds attribués au développement tout en contribuant à la stabilisation de la sphère financière internatonale.

Le 12 janvier 2012

Version à imprimer Version à imprimer
XHTML valid | © Tous droits reservés - 2009