L’idée d’une taxe sur les transactions financières internationales est ancienne et présente dès le début dans les travaux du Groupe pilote, mais elle s’est trouvée réactivée avec la crise financière de la fin de l’année 2008. Portée surtout par des ONG, elle fait partie du « menu d’options » du rapport Landau.
A l’occasion d’un discours au Sénat italien sur les résultats du sommet européen des 8 et 9 décembre derniers, le Président du Conseil italien, Mario Monti, s’est prononcé en faveur de l’introduction d’une taxe sur les transactions financières :
« L’Italie est disposée à reconsidérer sa position, alors que traditionnellement, l’Italie et le précédent gouvernement en particulier (...) avaient une position contraire à l’hypothèse d’une taxation sur les transactions financières, d’une taxe Tobin, à la différence de la France et de l’Allemagne. (…) Nous avons signalé que l’Italie était prête (...) à s’unir à ceux, qui sur un plan au moins européen, veulent cette taxe. (…) L’un des moyens pour arriver à des impôts plus bas pour les ménages et les entreprises est aussi d’avoir une fiscalité étendue au monde de la finance et de la grande finance » (dépêche presse)
Membre actif du Groupe pilote, l’Italie s’est illustrée par la mise en place de deux mécanismes : la Facilité internationale de financement pour la vaccination (IFFIm) et les AMC (garanties d’achats futurs).
Ce nouveau pas en avant doit favoriser l’aboutissement des discussions qui auront lieu notamment lors de la prochaine réunion plénière du Groupe pilote sous l’autorité de la Présidence espagnole.
Le 15 décembre 2011
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