Cette première réunion de la Task force pour l’année 2011 a permis de préciser les suites à donner au rapport d’expertise présenté à New York et à Tokyo. Des fiches détaillées par type de mécanismes permettront de convaincre de nouveaux partenaires de mettre en place ces financements innovants pour l’éducation. Les multiples travaux d’expertise en cours, complémentaires du rappport de la Task force, viendront renforcer notre plaidoyer. Voici un très bref résumé des interventions.
Le Secrétariat permanent du Groupe pilote (Philippe Lacoste, Julien Meimon) a exposé l’état des lieux du débat international sur les financements innovants et l’écho considérable dont nous bénéficions aujourd’hui sur ces sujets : la réunion plénière du Groupe pilote àTokyo en décembre 2010, la préparation d’un side event lors du Sommet sur les PMA à Istanbul en mai 2011 et la prochaine réunion plénière du Groupe Pilote en juin prochain en seront les étapes principales. Il a également été rappelé à cette occasion que le G20, conformément aux demandes exprimées à Tokyo, s’intéresse de plus en plus au sujet ; la présidence française en a fait l’une de ses priorités pour financer le développement. Mr Suhas Ketkar (Open Society Institute) a traité la question des « diaspora bonds ». Il a pris l’exemple d’Israel et de l’Inde pour montrer l’importance des sommes qui peuvent être levées à partir de ces obligations (à ce jour, Israël a levé plus de 30 milliards de dollars). Il considère les diaspora bonds comme des instruments applicables à bien d’autres pays mais uniquement s’ils sont accompagnés de rehaussement de crédit. Madame Marja Karjalainen (Commission européenne) a évoqué une étude menée par la Commission, sur les partenariats public-privé, et essentiellement sur les initiatives de type Produits RED. Elle a insisté sur le fait que ces initiatives étaient autant destinées à développer la prise de conscience des enjeux de développement chez les populations qu’à lever des fonds. De plus, ce type de projet permet de rendre le consumérisme – une des caractéristiques premières de nos sociétés – utile et destiné à faire le bien. Mr Olav Seim (UNESCO) a évoqué les échanges de dette (debt swaps) pour l’éducation. Il a rappelé que les expériences passées avaient donné des résultats mitigés mais a évoqué de larges projets en faveur de l’éducation menés par des pays comme l’Inde, et a insisté sur la nécessité d’un plaidoyer pour l’éducation. Ilona Genevois accompagnée de Khadim Sylla (IIEP - International Institute for Educational Planning) ont livré les premiers résultats d’une étude en cours, en partenariat avec le Global Public Policy Institute, sur les partenariats public-privé pour l’éducation. Khadim Sylla a notamment développé l’exemple des systèmes d’information utilisés pour la gestion et le pilotage des systèmes éducatifs, domaine dans lequel le secteur privé pourrait jouer un rôle-clef, notamment en partageant son expertise. Enfin Desmond Bermingham (Results for development) a détaillé le projet de « Education venture fund », un mécanisme de financement de projets éducatifs, prêt à prendre plus de risques qu’un fonds d’investissement traditionnel. L’idée est assez avancée et l’équipe de Results for development est en train d’identifier des banques d’investissement, des fonds etc. qui pourraient être intéressés.
Le 11 février 2011
| © Tous droits reservés - 2009