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Accueil du site > Financements Innovants > Taxe mondiale sur les changes de monnaie

Ce mécanisme vise à générer des fonds à travers une taxe sur les transactions entre plusieurs monnaies collectée de manière centralisée.

Bref historique du mécanisme de Taxe sur les opérations de change

Dès avant la crise économique et financière actuelle, la question d’une taxe sur les transactions de change a suscité l’intérêt de certains pays et de nombreuses ONG.

Initialement présentée dans le « menu d’options » du rapport Landau, la CTL (Contribution sur les transactions de change, en anglais) consiste en un prélèvement infime sur des activités caractéristiques de la mondialisation et peu imposées dans le but de financer les biens publics mondiaux, comme par exemple la santé ou le développement durable.

L’opportunité de la mise en place d’une taxe mondiale sur les transactions en devises est régulièrement soulevée par plusieurs ONG (par exemple Ubuntu, Stamp Out Poverty et Tax Justice Network). Elle est discutée dans le cadre du Groupe pilote sur les contributions de solidarité en faveur du développement en raison de la dimension stable et prévisible des flux qui seraient générés par une telle taxe, assise sur des activités mondialisées, et entrant de ce fait dans la catégorie des financements innovants.

Plusieurs pays (la France et la Belgique) se sont déjà engagés dans ce sens en conditionnant son application à l’adoption de la mesure par l’ensemble des pays européens.

Au sein du Groupe pilote, la taxe sur les transactions de change a été discutée dès 2006, notamment par les organisations non-gouvernementales. A Conakry, le Groupe pilote a invité « l’ensemble des Etats à considérer sérieusement [la] mise en place [d’une taxe] et à en affecter le produit en tout ou partie au développement » notamment « compte tenu du potentiel de ces instruments en termes de montants mobilisés. »

De nombreux travaux ont été menés en amont notamment sous la Présidence norvégienne, pendant laquelle une étude sur la question a été commandée de l’ONG Stamp Out Poverty en 2007.

Certains pays membres du Groupe, comme la France et la Belgique, disposent déjà d’un cadre législatif : la France a adopté la loi du 29 décembre 2001 instaurant cette taxe, mais dont l’entrée en vigueur est conditionnée à son application au niveau de l’ensemble de l’Union ; la Belgique a suivi le même chemin en 2004. Plusieurs pays portent un intérêt sur cette taxe, notamment la Norvège, l’Espagne, le Chili, le Brésil, le Japon qui ont déjà engagé des démarches. D’autres pays encore évoquent régulièrement cette idée et plusieurs débats ont eu lieu en ce sens lors de la conférence de financement du développement à Doha en décembre dernier.

Il n’existe à ce stade aucun prélèvement sur les transactions de change, contrairement aux autres transactions financières.

Pour approfondir :

- Lire le rapport de Stamp out Poverty commandé par le Ministère des Affaires étrangères norvégien lors de la présidence norvégienne du Groupe pilote.

- Site du Tax Justice Network

Le 19 janvier 2012

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